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Charlotte accompagne les combattants du Cancer avec sa startup solidaire Mister K fighting Kit

Dans le cadre de notre partenariat avec la journée de la femme digitale, nous avons rencontré des battantes, des femmes inspirées et inspirantes. Nous vous présentons aujourd’hui Charlotte, la fondatrice de la startup solidaire Mister K fighting Kit. Elle propose des kits pour accompagner les malades du Cancer en leur apportant le soin et la dignité dont ils ont besoin pour combattre la maladie.

 Pouvez-vous présenter votre concept

LOGO - startup solidaire

Je m’appelle Charlotte, j’ai 30 ans, fondatrice de The Fighting Kit, une startup solidaire et engagée qui propose des kits et essentiels pour accompagner les combattants du Cancer, dans des écrins de beauté & dignité. Le tout pensé avec amour par une ancienne combattante (k fighteuse).

Quel est votre parcours professionnel ?

Styliste de formation (Ateliers de Sèvres, Studio Berçot), j’ai capitalisé sur 8 années d’expérience dans le stylisme ( DA / supply chain / production / process qualité / community management). J’ai notamment travaillé chez Sézane.

Jusqu’au jour où ma vie et ma carrière ont radicalement changé, quand on m’a découvert un Cancer à un stade très avancé en 2013. Après 2 ans de traitements, je suis ENFIN en rémission, c’est alors que j’ai décidé de créer mon blog : Mister K fighting Kit. Mon objectif est de partager la façon dont j’ai lutté contre le tsunami que j’ai traversé, surtout mes astuces beauté / bien être, pour armer son combat. J’ai pris le parti de parler du cancer autrement, sans tabou, sans pathos, avec des illustrations. Mon ton est celui d’une jeune femme qui aime la mode, les futilités, la vie, l’histoire d’une fille comme les autres qui s’en est sortie finalement.

Très vite le blog a eu un écho et une résonance positive. Grâce à la communauté qui s’est constituée, j’ai décidé de transformer le blog en un projet concret : regrouper dans des box tous les indispensables beauté qui pouvaient aider à affronter la guerre du K, ma startup était née.

 

Avez-vous dû faire face à des défis particuliers du fait de votre maladie au moment de lancer votre entreprise ? Notamment auprès des banques et investisseurs ?startup solidaire MRKFT

La question du « droit à l’oubli » est vraiment la double peine. C’est en effet très compliqué de trouver des financements / aides, quand on a ce CV plombé au-dessus de nos têtes.  Pour financer mon lancement j’ai misé sur la participation collaborative en faisant une campagne de crowdfunding sur Kiss Kiss Bank Bank.
Elle m’a permis de me lancer grâce à plus de 500 contributeurs solidaires et un objectif atteint à plus de 140%. C’était finalement un mal pour un bien, car non seulement c’est une expérience humaine merveilleuse, mais ça permet de prendre le recul nécessaire sur son idée. Si la campagne fonctionne, c’est qu’il faut y aller, sinon changer d’idée. C’est le meilleur test pour gagner un temps très précieux.

Vous êtes-vous entourée de professionnels de santé pour lancer votre projet ?

Entourée, pas vraiment, j’ai sollicité les avis des différents praticiens qui me suivent. Ils ont tout de suite aimé l’idée et reconnu surtout qu’il y avait un réel manque d’informations et de contenu. Au risque de désarçonner les thérapeutes; j’ai forgé la conviction que la beauté, la solidarité, le sens de l’autre, constituent autant de compléments vitaux pour combattre la maladie. Ils sont aujourd’hui tous d’accord avec moi, du moins je le crois. 😉

La maladie fait souvent peur, comment arrivez-vous à contourner ce tabou ? Est-il plus difficile de faire un pitch par exemple ?

Mon engagement réside justement dans la résilience. Je souhaite montrer que face à l’épreuve on peut rebondir et transformer la réalité d’une épreuve en quelque chose de positif. J’ai pris le parti de parler du cancer autrement, non pas de minimiser sa réalité mais simplement d’utiliser un ton différent pour l’aborder.  Je voudrais fédérer et sensibiliser un maximum de personnes, y compris des biens portants qui souhaitent se mobiliser. On a selon moi bien plus d’impact en parlant librement des choses, avec des pointes d’humour un ton léger, qu’en abordant des thèmes lourds avec un ton misérabiliste.

Tout le monde sait que le Cancer n’est pas une partie de plaisir, il est inutile de rappeler combien c’est mutilant. Au contraire, on a tous besoin d’évasion, de rêver, de se projeter ailleurs pourquoi pas en parlant aussi de cette maladie. Je ne trouve pas utile de rappeler à ceux qui se battent combien ce qu’ils vivent est difficile, j’aime mieux chercher des solutions pour créer un peu de rêve.

Pour ce qui est de faire un pitch : mon histoire est tellement assumée / incarnée que ce n’est pas un obstacle pour moi, le véritable obstacle à franchir est mon émotivité.

En quoi le digital vous aide dans le développement de votre entreprise ?

Le digital est incontournable. C’est définitivement ce qui a permis de me faire connaitre au plus grand nombre, créer un lien sincère avec ma communauté, même virtuel, dans ce contexte, est merveilleux. Chaque jour, je découvre de nouvelles personnes qui défendent les mêmes envies que moi, me portent, me bercent, me motivent à aller encore plus loin avec beaucoup de bienveillance et c’est extrêmement précieux.

Les réseaux sociaux, si on sait les doser avec justesse, peuvent être un atout fabuleux pour concrétiser un projet, et si le projet est sincère / transparent, bienveillant on a un boulevard de possibilités pour aller encore plus loin

A l’occasion de la JFD, pensez-vous que les femmes entrepreneures sont assez aidées et valorisées en France ?

Pour être tout à fait honnête avec vous, je n’ai pas tendance à trébucher sur les idées reçues et ne les vois même pas. Je crois que l’ambition, la prise de risque doit être le moteur de chaque personne qui souhaite se lancer, qu’on soit homme ou femme. Beaucoup d’aides existent, encore plus serait mieux c’est sûr. Il me semble essentiel de valoriser tout type de prise de risque entrepreneuriale, et d’oser.

Quelles évolutions dans notre société souhaiteriez-vous pour encourager les femmes qui veulent entreprendre ? Quel avenir également pour l’économie sociale et solidaire ?

Simplifier les démarches administratives serait déjà un pas de géant. J’ai souvenir de ma première rencontre au greffe du Tribunal de Commerce (un désastre) ; harassée par la quantité de cases à cocher sans personne pour me conseiller. Je trouve dommage qu’on perde du temps sur des choses qui devraient être simplifiées.

Je crois énormément en l’économie sociale et solidaire. Dans une époque où tout avance vite, souvent de manière brutale, créer du vrai lien, être solidaire, de la bienveillance nous sauvera tous, et permettra de donner un peu plus de sens à notre avenir.

 

Merci à Charlotte pour son témoignage inspirant. Retrouvez-là à la journée de la femme digitale pour échanger avec elle.

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