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La géolocalisation facilitateur de globalisation de l’art

En mai 2016, nous vous présentions Uart, premier réseau social dédié au monde de l’art. Anne-Constance Launay, sa co-fondatrice s’était prêtée au jeu de l’interview pour faire un état des lieux du secteur de l’art, de la transformation numérique et des enjeux des réseaux sociaux. Aujourd’hui, presque un an plus tard, et à l’occasion de la sortie de la cinquième édition du Rapport Hiscox sur le marché de l’Art en ligne l’OATR 2017, elle nous raconte l’avancée de son projet et nous explique pourquoi la géolocalisation de l’art est apparue comme une extension naturelle. Elle partage avec nous son avis sur les derniers chiffres divulgués par le rapport. 

Vous avez lancé il y a quelques mois une plateforme basée en particulier sur la géolocalisation. Pouvez-vous nous la présenter ?

La plateforme Uart a pour mission d’offrir des outils de visibilité aux collections et un lieu d’échanges pour les acteurs : amateurs et collectionneurs, artistes, entreprises, galeries et autres passionnés d’art. Je précise d’emblée que le parti-pris de Uart est de rester un acteur neutre, non marchand. Cela donne à chacun une grande liberté pour s’afficher, communiquer et dialoguer.

La géolocalisation de l’art est apparue comme une extension naturelle de la plateforme Uart pour une raison simple : nous avons observé que l’intérêt pour le modèle, les premières inscriptions venaient du monde entier : Europe mais aussi Etats-Unis, Amérique du Sud, Asie, Moyen-Orient et  Afrique. D’où la nécessité de la géolocalisation, qui s’est d’abord imposée comme un mode de navigation pour les visiteurs de Uart.

Mais bien vite, nous avons compris que les acteurs attendent aussi de Uart un rôle de facilitateur dans un contexte plus large de globalisation, pour réconcilier vision globale et ancrage local. En synthèse, valoriser des acteurs, savoir-faire et arts liés à des territoires et des influences particulières, sans créer de frontières ou barrières artificielles dans un secteur qui a depuis toujours été marqué par les flux et les échanges. Ce besoin est particulièrement sensible chez les artistes, mais les collectionneurs sont aussi très ouverts aux influences multiples.

Les grandes galeries et maisons de ventes internationales sont de mieux en mieux équipées pour jouer leur rôle dans la compétition internationale. Mais pour une galerie de taille intermédiaire, ou locale, ainsi que pour la grande majorité des artistes et amateurs d’art, la distance reste un obstacle.

Par ailleurs, un nombre croissant de collections privées, en particulier d’entreprises, souhaitent bénéficier d’une visibilité pour différentes raisons, par dans le cadre de leur stratégie de communication d’entreprise. Donner une visibilité à sa collection d’entreprise via Uart, c’est se distinguer et à terme se créer de nouvelles opportunités d’affaires.

Comment fonctionne concrètement la géolocalisation au sein de votre plateforme ? Qu’offre-t-elle aux utilisateurs ?  

Prenons un cas concret, celui d’une collection d’entreprise. Le chef d’entreprise, ou la personne qui gère la collection, dans un premier temps crée son profil d’entreprise sur Uart et met en ligne ses œuvres sous forme numérique, en choisissant une ou plusieurs localisations, chaque œuvre ne pouvant être localisée qu’à un endroit. Le choix de la localisation peut répondre à diverses stratégies  selon les objectifs de communication de l’entreprise. Par exemple une entreprise ayant des bureaux dans des plusieurs pays peut faire le choix de répartir sa collection dans chacune des villes où elle est active.

global map géolocalisation uart
Près de 500 galeries sont référencés à Paris sur www.uart.com

 

Aujourd’hui, combien comptez-vous de membres ? Combien d’œuvres sont disponibles sur la plateforme ?

Aujourd’hui la plateforme compte déjà près de deux mille membres et près d’un millier d’œuvres. Nous enregistrons des inscriptions d’horizons divers aussi bien en termes géographiques par type d’activité.

Une particularité de Uart.com est la liberté pour publier des œuvres que l’on aime, que l’on possède, ou simplement qui ont attiré l’attention. Cette liberté attire des publics variés. Avec Uart, nous sortons du schéma classique acheteur – vendeur. Uart est d’abord un moyen de partager sa passion pour l’art.

profil galerie ny globalisation de l’art Uart
Le profil d’une galerie new yorkaise

 

Avez-vous rencontré des difficultés lors de la mise en place de ce site ?

Le lancement d’un produit innovant est toujours un défi pour ceux qui le portent. Il peut s’agir de défis technologiques, économiques, fonctionnels ou bien commerciaux, au sens large. Dans le cas de Uart, les premiers défis furent technologiques, mais aussi culturels : le numérique reste mystérieux ou parfois inquiétant pour un grand nombre d’acteurs, surtout en Europe continentale, même si les mentalités et les pratiques évoluent rapidement. Sur le plan marketing, l’un de nos chantiers prioritaires actuellement pour notre CTO Arnaud de Bergh, consiste à optimiser la plateforme en termes de performance SEO, tout en poursuivant les améliorations fonctionnelles prévues dans le plan de développement.

Pensez-vous que la géolocalisation est un moyen de faire découvrir l’art au plus grand nombre ? Pourquoi et comment ?

La géolocalisation donne en effet une chance à tous les acteurs d’être visibles sur la carte mondiale de l’art, donc se distinguer localement mais aussi auprès des visiteurs internationaux.

A titre d’illustration, la grande majorité des 1800 galeries présentes sur Uart n’ont pas accès aux foires internationales qui ne réunissent qu’une ou deux centaines de galeries. Etre présent sur Uart est pour elles un moyen supplémentaire pour sortir du lot commun des annuaires classiques, et se faire remarquer par exemple des touristes qui préparent un voyage culturel.

Le marché de l’art en ligne ne cesse de progresser (+15% en 2016) –  Aimeriez-vous un jour proposer à vos utilisateurs la possibilité d’acheter directement via votre plateforme ?

Uart est apprécié par la clarté de son modèle, non transactionnel et centré sur la visibilité et les échanges sur le type d’un réseau social. C’est un atout unique, à côté des nombreuses plateformes transactionnelles qui se développent et répondent à un autre besoin.

Le marché de l’art a besoin de transparence, de plus en plus d’acteurs la réclament et le numérique apporte des solutions nouvelles. Le flux d’innovations ne fait que commencer, déjà de nouvelles technologies, telles que la blockchain ouvrent des pistes pour la transparence et sécurisation des transactions. De nombreux professionnels estiment que le numérique pourra à terme réduire les risques pris lors d’une acquisition, et apporter de l’information utile pour la traçabilité et l’authenticité d’une œuvre. Nous sommes naturellement impliqués dans ces réflexions.

Qu’avez-vous prévu pour la suite ? Que souhaiteriez-vous mettre en place, quelles sont vos ambitions et/ou objectifs ?

Notre ambition est d’offrir aux collections, aux artistes et à tous les passionnés d’art la plateforme mondiale la plus performante pour découvrir et partager leur passion. Uart a donc un rôle complémentaire avec les réseaux sociaux classiques, comme Facebook ou Instagram, qui ne sont pas conçus pour l’art. Notre objectif est donc d’être le premier réseau social mondial dédié à l’art, où chacun peut librement publier sa collection réelle et/ou virtuelle. Pour avancer dans cette direction, une priorité majeure est de continuer à investir dans la technologie.

Selon l’OATR 2017, 91% des galeristes interrogées avouent utiliser activement les réseaux sociaux pour promouvoir leur galerie/leur art/leurs artistes. Pourquoi sont-ils si appréciés selon vous ? Quelles sont leurs forces ?

Les réseaux sociaux permettent à n’importe quelle galerie ou artiste d’être présent sur une plateforme où se connectent tous les jours des millions d’amateurs d’art, de collectionneurs, de critiques… Près de 90 millions de personnes ont ajouté le tag « Art » à leur profil Facebook. Il y a donc un potentiel public pour l’Art sur Facebook.

La présence sur les réseaux sociaux est indispensable, il s’agit d’une extension de la carte de visite. De même qu’il est parfois suspect d’un jeune cadre n’ait pas de profil LinkedIn, il est curieux qu’une jeune galerie ne partage pas son actualité sur Instagram. Il s’agit pour elle de rester active et de tenir toujours la première place dans le fil d’actualité de sa communauté afin de la garder fidèle dans un marché très concurrentiel.

Merci à Anne-Constance Launay pour son témoignage. Rendez-vous sur www.uart.com pour rejoindre la communauté !

Si vous souhaitez réagir aux chiffres de l’étude, n’hésitez pas à utiliser le #OATR17 sur les réseaux sociaux.

Découvrez  de notre série de portraits dédiés à l’entrepreneuriat dans le domaine de l’art à l’occasion de la sortie du rapport Hiscox sur le marché de l’art en ligne !

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