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Entrepreneurs, comment manager la génération Z ?

A chaque génération ses rêves et motivations. La génération X, née juste après les Baby-Boomers, dans les années 1960 et 1970, rêvait d’être fonctionnaire. La génération Y lui a succédé, née entre 1980 et 1994, elle ne veut plus intégrer de grandes entreprises pour embrasser de longues carrières mais vise l’entrepreneuriat. D’ici septembre, la génération Z entrera sur le marché du travail, fraîchement diplômée. Pour la comprendre, il faut d’abord comprendre celle qui lui a ouvert la voie : la génération Y.

 

Génération Y : la naissance d’internet

La génération Y a assisté à la naissance d’internet et a ouvert les portes de la transformation numérique. Elle représentera 75% des actifs dans le monde* d’ici 2025, selon une étude de Deloitte et du Brookings Institute. Manager la génération Y, signifie travailler avec des jeunes ne se pliant pas aux codes traditionnels du monde du travail. Ils désirent notamment préserver leur temps libre. Preuve en est, Stéphane Treppoz, CEO de Sarenza, a proposé à ses salariés de leur payer la moitié de leurs RTT en heures supplémentaires. Pensant provoquer un grand enthousiasme de la part de ses employés – dont l’âge moyen tourne autour de 29 ans – seuls 10% ont accepté la proposition. « J’ai été surpris. Nous n’avons pas tous les mêmes aspirations. » déclare l’entrepreneur de 49 ans lors des Rencontres Economiques d’Aix-en-Provence.*

Mais qu’en est-il vraiment de la génération Z parfois associée aux termes de : « jeunes irrévérencieux, consuméristes et narcissiques » ? Pourquoi un jugement si dur sur la génération du futur ?

 

Génération Z : 100% digitale

La génération Z, représente les adultes de demain. Nés entre 1995 et 2010 avec internet, ces jeunes ont évolué dans un contexte bien différent de celui de leurs aînés. Ils sont donc multitâches, ultra-connectés et très friands de mobile. Alors que les autres générations utilisent le digital comme un outil, les Z vivent dans cet univers. Cette connexion permanente à leur réseau joue un rôle primordial dans leur façon de concevoir le monde de l’entreprise. Ils préfèrent évoluer dans une hiérarchie horizontale. Sans chercher à abolir toute hiérarchie, ils recherchent une figure qu’ils respecteront et qui leur ressemblera. Un leader, capable de jongler entre les dernières applications à la mode, interagir en quelques clics avec ses employés qu’importe leur rang. Et le tout bien sûr sans disposer d’avantages trop voyants, chose que la génération Z accepte avec difficulté. Pierre-Marie Argouarc’h, DRH de la Française des Jeux, l’a bien compris. Il n’a plus de bureau, il a simplement besoin d’une salle de réunion et il est nomade le reste du temps. Les plus jeunes apprécient cette pratique considérée comme plus transparente et preuve d’égalité.**

Quand on leur demande de se projeter dans dix ans, la majorité d’entre eux (64%) recherchent un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ; 22% souhaitent être à un poste haut placé et 11% pensent qu’ils auront monté leur propre entreprise.** Mais alors, comment garder un Z motivé et lui donner envie de travailler pour sa société ?

 

Différences de génération : Comment transformer son message ?

Dans un univers très connecté, la génération Z n’a pas « de temps pour l’ennui ». A l’heure du zapping, et du swiping, les Z ont tendance à être distraits si une mission est trop longue. Elodie Gentina, coauteure de Portrait de la génération Z, conseille alors de découper la mission en objectifs restreints pour les stimuler. Le risque étant qu’ils finissent par se replier sur eux-mêmes et quittent l’entreprise. L’argent ne sera pas suffisant pour les retenir s’ils ne se sentent pas épanouis dans leur travail. En effet, seuls 11,8% des Z interrogés citaient le salaire comme raison qui les motiverait à rester dans une entreprise. Loin derrière les possibilités d’évolution (29%), la bonne ambiance (29%), le développement des compétences (16%) et la mobilité internationale (12,5%).

La génération Z a soif de savoir. Elle désire qu’on lui explique les tenants et aboutissants de ses missions. Leur faire apprendre des formules sans détailler les applications concrètes et surtout sans valoriser leur impact dans l’organisation est le meilleur moyen de les faire fuir. **

 

Mais alors que dire à un jeune de la génération Z au travail ?

 

❌ Ne dites pas ❌

✅Mais dites plutôt ✅
« Je suis ton supérieur, tu me dois le respect. »

« Je comprends que tu ne sois pas d’accord avec mes initiatives. Mais voilà les raisons pour lesquelles je fais ça. »

Discutez, échangez, ils respectent la compétence, pas la hiérarchie.

« Les horaires de travail sont de 9h à 18h. Sois à l’heure » « L’organisation de ton temps importe peu tant que les résultats sont là. »

Oubliez le présentéisme du temps de Ford, la génération Z veut de la flexibilité et organiser son temps comme elle l’entend.

« Voici ton espace de travail, chacun son bureau. » « Tu peux travailler dans l’open space, dans la salle de réunion ou même faire du télétravail c’est flexible ici. Fais selon ce qui t’arrange. »

Les Z ont besoin de flexibilité et de pouvoir travailler partout.

« Envoie-lui un email pour en discuter » « Discutez-en par tchat. »

La génération Z ne supporte pas les échanges figés et veut de la réactivité. Vous vous adressez à la génération Snapchat, ils veulent de l’instantanéité.

« Vois avec ton N+1 qui en discutera ensuite avec ton N+2 » Fini les barrières hiérarchiques, le Z veut pouvoir discuter avec tout le monde.

 

Manager les jeunes générations peut paraître perturbant. Et pourtant le mélange générationnel ne peut être que bénéfique pour votre société. Les plus âgés apporteront conseils aux plus jeunes générations et ces derniers insuffleront leur énergie à leurs pairs. Ainsi, le problème n’est pas la différence d’âge, mais la différence entre les manières de communiquer. Ces 20/35 ans constitueront 50% des travailleurs en 2020 et 75% en 2025. L’idée est donc nécessaire de les accompagner au mieux pour qu’ils portent au mieux l’avenir de l’entrepreneuriat français.***

 

Sources :

*http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2015/09/01/quand-la-generation-y-impose-ses-codes_4742386_1656994.html

**http://www.capital.fr/votre-carriere/generation-z-comment-les-attirer-et-le-fideliser-1222451 

***https://www.challenges.fr/emploi/management/les-defis-que-posent-les-generations-y-et-z-aux-ressources-humaines_24951

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