Success story: Singulart, la galerie d'art en ligne, cofondée par Vera Kempf
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Success stoy : Singulart, la galerie d’art en ligne

A l’occasion de la sortie de notre rapport sur le marché de l’art en ligne (Online Art Trade Report 2018), nous avons interviewé Véra Kempf, fondatrice de Singulart. Cette galerie d’art en ligne permet aux collectionneurs et amateurs d’art d’acheter des œuvres d’art en toute sécurité auprès d’artistes reconnus dans leur pays de résidence. L’entrepreneure revient sur les challenges qu’elle a dû surmonté et partage sa vision du marché de l’art en ligne. Découvrez son interview ci-dessous.

Présentez-nous Singulart ? Comment vous est venue l’idée de créer cette plateforme en ligne ?

Singulart, c’est aujourd’hui plus de 1000 artistes de 50 nationalités qui proposent leurs oeuvres à des collectionneurs du monde entier. Nous avons lancé la plateforme en août 2017 avec une équipe de cinq nationalité. Nous réalisons aujourd’hui la plupart de nos ventes entre des artistes et des collectionneurs de nationalités différentes, qui n’auraient jamais pu se rencontrer ailleurs !

Avec mes deux associés nous venons du digital, et nous avons construit notre vision et donc notre produit autour de plusieurs observations :

  • le marché de l’art est organisé nationalement, peu d’artistes ont la possibilité de construire une carrière internationale alors même que les collectionneurs se rendent aux foires, et sont toujours à l’affût de nouveaux talents
  • peu d’artistes sont à l’aise avec le digital, or celui-ci est un fort relais de croissance pour le marché de l’art. Ils passent donc à côté de belles opportunités et ont besoin d’être accompagnés dans cette transformation par de vrais experts.
  • les collectionneurs ont besoin d’être rassurés sur la qualité des artistes qui leur sont proposés, la sélection des artistes est primordiale

Ainsi, nous travaillons en direct des artistes, nous les aidons à créer leur profil sur notre plateforme, faisons de la pédagogie pour leur expliquer le marketing digital et gérons pour eux tout le processus de vente à l’international. Tous les artistes présentés sur Singulart ont été dénichés par notre équipe, et notre critère principal de sélection est le niveau de reconnaissance de l’artiste dans son pays de résidence. Ceci nous permet de garantir la qualité des portfolio proposés à nos collectionneurs.

Quels ont été vos gros challenges pour lancer votre entreprise et comment les avez-vous surmontés ?

Lever des fonds est bien sûr le nerf de la guerre pour une startup qui veut aller vite comme nous, et se positionner directement sur l’international. Avoir dans notre équipe de fondateurs Denis Fayolle, entrepreneur reconnu sur la scène parisienne pour avoir cofondé entre autres Lafourchette.com, a beaucoup rassuré nos investisseurs. Le marché de l’art est peu connu des investisseurs, peu rassurant. Nous avons donc du aller au-delà des éléments rationnels pour les convaincre. Nous leur avons donc expliqué le fonctionnement du marché (la base : premier, second marché). Mais aussi les difficultés des artistes  ! Et bien entendu, nous leur avons montré les signes d’intérêt évidents du marché pour une offre internationale et online. En cela, le rapport Hiscox a été une ressource précieuse pour les convaincre de l’essor des ventes en ligne.

Autre challenge à relever : sortir un site avec un inventaire consistant dès le début. Il a donc fallu convaincre une centaine d’artistes de nous rejoindre, alors que nous n’avions pas de site. Nous leur avons présenté notre ambition, mais nous n’avions qu’une maquette du site à leur présenter. Je crois vraiment que c’est notre vision, notre expertise digitale et notre positionnement international qui les ont convaincus. Ils ont vu que nous avions compris leurs problématiques, ils aiment le fait que nous les laissons libres. Mais aussi que nous prenions en compte leurs remarques pour nous améliorer !

Quel est le profil type de l’acheteur d’art en ligne sur Singulart ?

Très similaire à celui croisé lors des foires : ayant déjà acheté de l’art, une cinquantaine d’années, profession libérale ou exécutive. Nous avons clairement plus d’achats coup de coeur que d’achat avec une visée d’investissement. Nos clients ont envie de vivre avec les oeuvres qui les ont touchés.

Selon notre étude OATR 2018, le marché de l’art en ligne atteint 4,22 milliards de dollars en 2017, soit une hausse de 12%. Cette croissance tend à se réguler (+15% en 2016 / +24% en 2015) Comment voyez-vous ce développement ?

Une croissance à deux chiffres, c’est toujours un point positif ! 

Après le lancement des premières plateformes de vente en ligne, le marché a observé un boom. Il me semble donc normal que la croissance soit à présent moins spectaculaire car l’offre se stabilise. Certains acteurs ont clairement évangélisé le marché, aujourd’hui acheter de l’art en ligne n’est plus un gros mot. Je crois surtout que des personnes habituées à acheter en ligne commencent maintenant à se tourner vers l’achat d’art. Cela s’observe peut-être moins en France, mais dans des pays comme les Etats-Unis où le paiement en ligne est beaucoup plus rentré dans les normes, l’offre d’œuvres en ligne a amené de nouveaux acheteurs au marché, lesquels ne fréquentent pas le monde de l’art physique. 

Quels sont les freins à lever pour encourager l’achat d’art en ligne ?

Grande question qui nous occupe toute la journée !

En matière d’art, je reste persuadée que la médiation culturelle reste indispensable pour établir un lien affectif entre le collectionneur et l’oeuvre.

Un sujet qui me semble d’importance c’est la question de l’authenticité des œuvres. Comment faire confiance sur une image ? Dans la mesure où nous sommes sur le premier marché, ce sujet nous touche peu chez Singulart mais certains de nos clients demandent quand même à être rassurés sur le fait qu’ils achètent bien des œuvres originales.

La transparence des prix est un point clé pour rassurer les acheteurs. Pensez-vous que la blockchain et l’IA puisse aider au développement de l’achat d’art en ligne ?

La transparence des prix est un point clé certes. Mais les artistes sont parfois difficiles à convaincre sur ce sujet, tant les pratiques du marché physique sont différentes !

Chez Singulart, nous avons une vraie vision tech. Nous sommes persuadés que l’IA va permettre de transformer l’expérience d’achat en ligne pour personnaliser le parcours client. Les clients qui cherchent une oeuvre d’art ne savent pas toujours ce qu’ils cherchent. Le conseil est primordial bien sûr mais la data peut vraiment aider à comprendre les besoins des potentiels collectionneurs.

La blockchain peut avoir un vrai intérêt pour le second marché (marché de la revente des oeuvres). Mais cela implique que tous les acteurs s’y mettent pour pouvoir créer de la valeur en général.

 

Merci à Véra pour son partage d’expérience et d’expertise ! Retrouvez l’ensemble des résultats de notre étude annuelle OATR 2018 ici.

Galeriste ou antiquaire, vous découvrez des objets exceptionnels et prenez des risques au quotidien en soutenant de nouveaux artistes. Cependant, ces œuvres qui vous sont confiées ou qui vous appartiennent peuvent malheureusement être endommagées ou volées. Votre réputation et votre activité peuvent ainsi être mises en danger si vous êtes mal protégé. Découvrez notre offre pour les galeristes et professionnels de l’art et adressez-vous à l’un de nos courtiers partenaires.

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