Entrepreneurs, quels financements pour votre projet ?
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DOSSIER SPECIAL : Entrepreneurs, quels financements pour votre projet ?

Financements publics, financements privés ou encore participatifs : les solutions sont nombreuses pour les créateurs à la recherche de fonds. Et la France est, sur ce point-là, un pays très avantageux pour les entrepreneurs. En effet, les aides et subventions destinées à soutenir les initiatives entrepreneuriales sont nombreuses. Il en existe des milliers, réparties sur tout le territoire et pour tous les types de société ! Aujourd’hui, nous vous proposons un état des lieux des différentes possibilités qui s’offrent à vous.

Avant les financements : l’idée et le projet !

Les experts sont formels sur ce point : afin de convaincre les financeurs, tout entrepreneur doit présenter une idée et un projet convainquant. En effet, dans un contexte économique où la visibilité est réduite, et la concurrence souvent forte, cela est indispensable. Notamment pour trouver les bons financeurs !

L’entrepreneur devra donc se poser les bonnes questions et respecter ces grandes étapes :

C’est après avoir franchi toutes ces étapes qu’il pourra se lancer dans la recherche de financements adaptés.

Quels financements publics ?

Les subventions

 Les subventions à destination des start-ups sont nombreuses, aussi cette liste n’est pas exhaustive. Mais, nous pouvons en premier lieu citer les différentes aides de la BPI : ACREI, AIMA ou encore le PIA pour la région parisienne qui peuvent financer des projets innovants jusqu’à 30k€. Rendez-vous sur le site de la BPI pour trouver le bureau le plus proche de chez vous et les aides disponibles.

Il existe également des programmes de subvention gérés par les régions ou des Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) comme le programme PM’up en région parisienne par exemple.  Rendez-vous sur le site des CCI sur les aides aux entreprises pour découvrir toutes les solutions de financement ou dans l’espace aides et appels à projets sur le site de votre région.

Les avances et prêts d’honneur

Autre solution qui s’offre aux entrepreneurs à la recherche de financements : les prêts d’honneur et avances.

Les prêts d’honneur sont alloués principalement par les associations comme Initiative France et le Réseau Entreprendre par exemple. Ils permettent notamment de valoriser le projet de l’entrepreneur en s’ajoutant à son apport pour renforcer ses fonds propres. Mais c’est aussi un excellent moyen de renforcer l’effet de levier pour obtenir un prêt bancaire.

Son avantage ? Il n’est pas exclusif et peut être complété par d’autres aides et financements.

La BPI quant à elle propose aux entreprises innovantes des avances remboursables en cas de succès ou des prêts à taux zéro pouvant aller jusqu’à 600 k€.

Les crédits d’impôts et programmes de réductions fiscales

Enfin, les entrepreneurs Français innovants peuvent bénéficier de crédits d’impôts et de programmes qui permettent de réduire les coûts de R&D, les charges sociales et l’impôt sur les sociétés.

Ce statut s’obtient par une demande auprès de l’administration fiscale. Les critères d’obtention sont : être une société de moins de 250 personnes, de moins de 50 M€ de CA, de moins de 8 ans et consacrant au minimum 15% de son CA à la R&D.

Le CIR permet à toutes les entreprises de bénéficier d’un remboursement partiel des coûts de leurs programmes de R&D : 40% la première année, 35% la seconde et 30% la troisième !

Cette mesure fiscale complète le CIR et a pour objectif de soutenir les PME qui engagent des dépenses spécifiques pour innover avec une dimension plus souple et moins lié à la recherche que le CIR. Par exemple, le développement de nouveaux produits, la mise en place de pilote, de nouveau design sont éligibles au CII.

Le CII permet de réduire l’impôt (ou de se faire rembourser si on ne paie pas l’IS) à hauteur de 20% du montant du programme d’innovation. 

Quels financements privés ?

Les prêts bancaires

Pour les financements privés, il faut d’abord se tourner vers les banques. Nombreux sont les entrepreneurs qui pensent que les banques ne financent pas les créations d’entreprise. Il suffit simplement de bien les aborder. Notamment en ayant un véritable plan de financement. Il est également important de montrer que vous investissez vous-même dans votre projet ! Ayez donc des fonds propres ! Notre article 5 étapes pour convaincre votre banquier vous donne quelques astuces pour faire de votre banquier votre premier allié.

Elles seront également moins frileuses si vous obtenez un prêt d’honneur ou le concours d’organisme tels que BPI France.

Les levées de fonds

Connue de tous les entrepreneurs, la levée de fonds est envisagée quand le recours aux aides publiques et aux produits bancaires traditionnels ne suffisent pas ou plus. Si elle permet aux jeunes entreprises de se développer de manière spectaculaire, elle est le mode de financement le plus « cher » au sens patrimonial pour l’entrepreneur.

En effet, celui-ci devra être prêt à accepter des conditions qui ne seront pas négociables, notamment avec les dons de capital-risque et capital développement.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les levées de fonds, nous vous invitons à lire notre article dédié.

Les financements participatifs (ou crowdfunding)

Enfin, les financements participatifs sont de véritables leviers pour les entreprises. Elles n’ont plus besoin de passer par les banques ou d’enclencher le traditionnel processus de la levée de fonds. Grâce aux plateformes de financement participatif, les entrepreneurs peuvent faire appel à des généreux donateurs, partout dans le monde, depuis leur ordinateur. Il en existe plusieurs formes comme le crowdlending, l’equity ou le don.

Le crowdlending

Le crowdlending permet aux entrepreneurs de se financer par le prêt. Les particuliers prêtent alors à un particulier (P2P Lending) ou à une entreprise (P2B Lending). Que l’action se fasse de particulier à particulier ou de particulier à entreprise, la rémunération sous la forme d’intérêt est (très) souvent attendus par les prêteurs.

L’equity

 L’equity – ou investissement en capital – est une autre forme du crowdfunding. Il permet à des investisseurs de rentrer au capital d’une entreprise et d’en devenir actionnaires. Ils disposeront alors d’un droit de vote et de regard sur l’activité de l’entreprise.

L’affacturage

L’affacturage – ou factoring – est un transfert de créances commerciales de leur titulaire des vers société spécialisées dans l’affacturage. Celle-ci se charge d’en opérer le recouvrement et en garantit la bonne fin, même en cas de défaillance du débiteur.

Les business Angels

 Un business angel est une personne qui investit une partie de son patrimoine financier dans des sociétés innovantes et à fort potentiel. On en compte près de 5 000 en France qui investissent individuellement entre 10 000€ et 20 000€ par projet à raison d’un à deux investissements par an. Découvrez notre article : Business Angels : qui sont-ils et comment les approcher ? pour en savoir plus.

Le don

Le don est tout simplement une forme de participation sans attente ni contrepartie. Le principe du don demeure de faire appel au bon cœur des personnes pour faire vivre un projet et donner naissance à une entreprise !

La Love Money

Qui de mieux que vos proches pour croire en votre projet et investir ? La « love money » également connue sous la dénomination d’argent des 3C (cousins, copains et cinglés) se développe en France depuis les années 2 000 sous l’impulsion des pouvoirs publics. La love money permet aux jeunes entrepreneurs d’obtenir des fonds propres et augmente leur apport personnel. Cette somme permettra de rassurer une banque ou des investisseurs extérieurs afin d’obtenir un emprunt complémentaire. Découvrez également notre article Love Money : Peut-on investir en famille ? pour plus d’informations.

Nous vous invitons également à découvrir notre article que faire quand votre banque vous dit non ? pour en savoir plus.

Entrepreneurs, nous espérons que cet article vous aura été utile et vous aura aidé à y voir plus clair. N’oubliez pas qu’un parcours réussi est un parcours au bout duquel l’entreprise a réussi à se développer en ayant obtenu un maximum de financement et un minimum de dilution pour l’équipe des fondateurs ! Sollicitez donc les dispositifs au bon moment de la vie de l’entreprise.

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