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Les petites entreprises sortent la tête de l’eau… mais la bataille n’est pas terminée

La sixième étude annuelle Hiscox « ADN d’un entrepreneur » menée auprès de 3 500 patrons de petites et moyennes entreprises en Europe et aux Etats-Unis entre le 28 mai et le 6 juin 2014 montre une amélioration globale de leur rentabilité, bien que la situation reste compliquée pour les très petites entités.

Dans cette nouvelle étude, Hiscox met en évidence une amélioration notable de la confiance des PME sur les 12 derniers mois. Si la vie n’a rien d’un long fleuve tranquille, cette nouvelle enquête révèle une amélioration globale de la rentabilité des PME, ainsi qu’un regain d’optimisme pour l’année à venir.

« En France, les résultats obtenus montrent une augmentation du nombre de PME faisant état d’une progression de leur chiffre d’affaires , de leur carnet de commandes et de leur optimisme depuis début 2013. Bien que cette reprise soit sensiblement moins forte que dans les autres pays interrogés, elle existe et laisse présager des perspectives positives pour l’avenir. Nous espérons que cette étude constituera, cette fois encore, une source de données précieuses afin de favoriser un secteur essentiel de l’économie. » précise Eric Mignot, Directeur Général de Hiscox France.

La tendance est à l’amélioration, mais s’avère inégale selon les pays

Globalement, 45% des sondés ont déclaré une hausse des bénéfices, ce qui met un terme à trois années consécutives de baisse. Ce chiffre a augmenté par rapport au point bas de 35% enregistré l’an passé. Toujours sur une note positive, plus de la moitié des entreprises (56%) ont signalé une augmentation du nombre de leurs nouveaux clients.

Cette tendance est plus marquée dans certains pays d’Europe continentale. Les entreprises allemandes ont majoritairement fait état d’une progression de leur carnet de commandes, de leur charge de travail (58%) ou de leurs nouveaux clients (70%). En revanche, les patrons américains et français ont été les moins nombreux à mentionner une progression de leur carnet de commandes (40% et 44% respectivement).

L’étude révèle un optimisme globalement plus marqué, 45% des sondés s’étant déclarés confiants pour l’année à venir (contre 38% en 2013), mais toujours en repli par rapport aux niveaux de 2011 et 2012. Les niveaux les plus élevés d’optimisme quant à l’avenir ont été observés en Allemagne (53%), aux Pays-Bas (52%) et aux Etats-Unis (51%). L’optimisme a fortement progressé en Espagne (où 42% des entreprises sont sereines pour l’année à venir, contre 28% en 2013), alors qu’en France, un quart des sondés seulement (27%) se disent optimistes.

Parmi les autres signes encourageants, citons une baisse des retards de paiement de la part des clients ainsi que de nouvelles embauches. Une société sur six (18%) a procédé à des recrutements, contre 11% l’an passé et 14% des sondés déclarent avoir l’intention de recruter du personnel au cours de l’année à venir (contre 10% un an plus tôt).

Les start-ups créées depuis le début de la récession prospèrent

Les entreprises créées depuis le début de la récession en 2007-2008 représentent 38% de l’échantillon de cette étude. Ce sont elles surtout qui semblent avoir enregistré une croissance des bénéfices (49% contre 42% pour les entreprises plus anciennes), recruté de nouveaux salariés au cours des 12 derniers mois (21% contre 17%) et qui prévoient de nouvelles embauches sur l’année à venir (17% contre 13%).

Par ailleurs, les exportations semblent jouer un rôle plus important dans le développement de leur activité (28% contre 17%), et elles sont aussi plus nombreuses à avoir lancé un nouveau produit ou service (39% contre 27%). Autres faits marquants, plus de la moitié d’entre elles (56%) ont été lancées par des femmes, et un entrepreneur sur huit qui a créé son activité au cours des six dernières années était au chômage auparavant.

La taille de l’entreprise a son importance, surtout lorsqu’il s’agit de financement

Les plus grandes entreprises de l’échantillon ont été plus nombreuses à se déclarer optimistes que celles de moindre envergure. Près des deux tiers (63%) des entreprises comptant entre 20 et 50 salariés se sont déclarées confiantes pour l’année à venir, contre 38% pour les entreprises unipersonnelles. Le constat est similaire si l’on compare les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 1 million d’euros avec les plus petites entreprises de l’échantillon.
Les entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 5 millions d’euros ont été plus enclines à lancer un nouveau produit ou service et à lever le financement requis auprès d’un organisme de crédit. Les plus petites entreprises de l’échantillon sont plus inquiètes quant à la possibilité d’obtenir des financements. Les établissements de crédit semblent donc plus frileux lorsqu’il s’agit de prêter aux très petites entreprises en vue de financer leur développement.

Principales craintes

Cette année, 34% des personnes interrogées déclarent que l’une de leurs plus grandes craintes serait de se trouver dans l’incapacité d’attirer de nouveaux clients, suivie de près par le fait d’avoir à répercuter l’augmentation des coûts sur les clients (33%) et la crainte que les pouvoirs publics ne soutiennent pas les petites entreprises (31%).
Aussi, le nombre de sondés mentionnant la cyber-criminalité comme une de leurs plus grandes craintes a nettement augmenté : elle est citée par 12% de l’ensemble des participants, contre 6% l’an passé. Cependant, les patrons français n’ont pas encore pris pleinement conscience de cette menace, ils ne sont que 8% à l’avoir mentionnée comme un problème.

Moins d’heures passées au bureau… mais moins de satisfaction à diriger son entreprise que par le passé

Dans l’ensemble, les patrons de PME ont indiqué, cette année, travailler moins longtemps chaque semaine, avec une moyenne qui passe de 41,1 heures à 40,6 heures, soit le plus bas niveau en quatre ans. Les français déclarent avoir travaillé 42,2h par semaine. Les allemands sont ceux qui ont travaillé le plus d’heures (42,3 heures), tandis que les britanniques (38,7 heures) et les néerlandais (39,1 heures) sont les moins présents au bureau.

Pour la première fois cette année, nous avons demandé aux sondés s’ils souhaiteraient travailler plus ou moins longtemps. Un peu plus de la moitié d’entre eux sont satisfaits du nombre d’heures travaillées, et un peu moins d’un tiers (32%) souhaiteraient travailler moins. Les patrons de PME françaises sont les plus nombreux à souhaiter travailler plus longtemps (un sur quatre), contrairement aux patrons allemands (un sur dix).

La souplesse des horaires de travail et la satisfaction de pouvoir décider de la direction à donner à l’entreprise ont constitué les deux avantages les plus souvent cités à diriger une PME (mentionnés par 49% et 45% des sondés respectivement). Mais dans bien des domaines, les sondés semblent trouver moins de plaisir à diriger leur propre entreprise. Ainsi, 27% des patrons interrogés se déclarent « globalement plus heureux » dans cette fonction, contre 39% il y a deux ans.

Beaucoup envisagent de se retirer des affaires

Un sondé sur trois envisage de se retirer de son entreprise dans les cinq prochaines années. Il n’est pas étonnant que les plus de 60 ans soient les plus nombreux à l’envisager (44%), mais ils sont tout de même 37% à y songer parmi les moins de 40 ans.

Le départ à la retraite est cité comme l’option de sortie la plus probable. Près de la moitié (49%) de ceux qui songent à se retirer des affaires envisagent de prendre leur retraite et de fermer les portes de l’entreprise à leur départ. Cependant, plus d’un tiers (37%) de ceux qui envisagent de se retirer des affaires aimerait vendre tout ou partie de leur entreprise, la dernière option étant la plus plébiscitée par les sondés les plus jeunes. Seuls 2% d’entre eux espèrent dégager un profit grâce à une introduction en Bourse – bien que la proportion grimpe à 16% pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est égal ou supérieur à 5 millions d’euros.

« Les conclusions de l’étude montrent que le courage et la détermination dont ont fait preuve les patrons de petites et moyennes entreprises ces dernières années portent leurs fruits. Ce constat est particulièrement visible au niveau de la performance des PME créées pendant la récession, qui semblent jouer un rôle majeur dans la reprise économique. Il s’agit d’un signal fort, non seulement pour les patrons de PME, mais aussi pour tout l’écosystème lié à ce secteur, des dirigeants politiques aux universitaires. » explique Bronek Masojada, Président Directeur Général de Hiscox.

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