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Entrepreneurs : comment passer le cap des 3-5 ans ?

On dit que « l’amour dure 3 ans » est-ce également le cas pour les entreprises ? Ce fameux cap des 3 ans est également redouté par les entrepreneurs ! Il faut dire que si la vie d’une entreprise est faite d’alternance de périodes difficiles et de périodes de croissance. Certaines étapes sont plus compliquées à affronter  spécialement pour les petites entreprises et auto-entrepreneurs ! En effet, selon une récente étude de l’Insee, seulement 23% des auto-entrepreneurs déclarés en 2010 étaient encore en activité cinq ans après ! Voici donc quelques conseils pour passer le cap des 3-5 ans.

Quels sont les problèmes les plus récurrents des jeunes entreprises ?

Pour anticiper les difficultés, il faut déjà en connaître la cause. Les retours d’expérience et témoignages que nous recueillons nous orientent sur les principales causes de l’échec des jeunes entreprises à dépasser le cap des 3-5 ans.

Dans le top 3 des raisons, l’on retrouve :

  • Les problèmes de trésorerie
  • Un mauvais choix de statut initial choisi par le créateur d’entreprise
  • Un effectif mal géré (équipes trop nombreuses ou trop petites, non complémentaires…)

Mais il existe bien évidemment d’autres problèmes qui peuvent mener une entreprise à la faillite comme :

  • Ne pas ou mal cibler un véritable besoin du marché,
  • Faire face à une trop grande concurrence,
  • Lancer un mauvais produit
  • Déterminer unn prix de vente peu réaliste
  • Ne pas concevoir une stratégie marketing adaptée
  • Définir un mauvais timing de mise sur le marché

Comment résoudre ces problèmes en 3 conseils :  

Conseil N°1 : Bien se préparer !

Une bonne préparation en amont du lancement de l’entreprise est essentielle. Cela parait évident, mais le fait est que de nombreux entrepreneurs se lancent dans cette aventure trop vite, et oublient les éléments de base. L’entreprise, c’est comme en architecture : sans fondations solides, elle s’écroule. Voici quelques points pour vous aider à bien vous préparer (et donc à vous lancer !).

Bien choisir le statut de son entreprise avant sa création

Le choix du statut juridique est primordial. Chaque entrepreneur doit choisir la formule la plus adaptée aux spécificités de son entreprise.

Ce choix aura notamment des conséquences au regard :

  • du partage du capital
  • de l’apport minimal initial
  • du régime social du chef d’entreprise
  • de la responsabilité financière des associés
  • et enfin du régime fiscal de l’entreprise et du chef d’entreprise

Besoin d’aide pour choisir votre statut juridique ou envie d’en savoir plus ? Nous vous invitons à lire notre article dédié.

S’engager sur un secteur d’activité pérenne et répondre à un vrai besoin

C’est un fait, certains secteurs sont plus exposés que d’autres ! Les entreprises du commerce et de la réparation sont les moins pérennes puisque la concurrence sur ce marché est plus forte.

A contrario, d’autres secteurs comme l’enseignement, la santé, l’action sociale le sont davantage. Privilégiez donc plutôt ces secteurs ou un secteur difficile d’accès ou la concurrence sera plus faible !

Il faut ensuite évidemment venir répondre à un véritable besoin du marché. D’après une étude réalisée par CB Insight, c’est la principale cause d’échec pour 42% des startups interrogées.

L’entreprise doit également faire face à la concurrence. Exercer une veille régulière est un bon moyen de se tenir au courant des nouveaux arrivés sur le marché. En fonction de cette concurrence, vous serez peut-être amenés à changer votre positionnement, ou votre prix, pour toujours réussir à vous démarquer, sans vous mettre en danger !

Travailler ses fondations et prendre le temps  

Entrepreneurs, prenez du temps pour vérifier que votre projet tient vraiment la route avant de vous lancer.

Revoyez votre business plan, votre étude de marché, prenez le temps de définir votre business model

Soignez avec précision la définition de votre produit ou service, votre projet et votre stratégie. De trop nombreuses faillites constatées sont dues à l’absence de planification d’un business model.

De plus, pour attirer les business angels ou convaincre les banques il vous faudra des éléments irréprochables. Ils n’investiront pas en vous si votre projet semble bancal. Or, sans investissements, cela sera plus compliqué pour vous !

Familiarisez-vous aussi avec les fondamentaux de la création d’entreprise comme les bilans, comptes de résultats, déclaration Ursaaf… sachez ce qui vous attend.

Enfin profitez également de cette grande préparation en amont pour mieux définir votre organisation. Définissez la répartition des services, le nombre d’employés, les postes et missions de chacun. Vous saurez alors exactement quels profils recruter pour couvrir l’ensemble de vos besoins.

Conseil N°2 : Maitriser les notions essentielles de finance et avoir une visibilité sur son portefeuille !

Les problèmes d’argent sont la bête noire de toutes les entreprises et tout particulièrement des plus petites d’entre elles. Outre la mauvaise gestion interne de leur trésorerie, certaines entreprises doivent également leur faillite aux retards de paiement de leurs prestataires. On estime d’ailleurs qu’en France, 25% des faillites des PME sont dues au retard de paiement. Maitriser les notions essentielles de finance et avoir une visibilité sur le long terme sont donc deux points essentiels.

Prenez en compte le délai de paiement des clients et fournisseurs.

Dès le début de votre activité, vous devrez prendre en compte ces deux variables. Celles-ci vont directement influencer la trésorerie mensuelle et donc le pilotage de votre entreprise.

Il vous faudra véritablement suivre le tableau mensuel de trésorerie si vous souhaitez maintenir une trésorerie positive. Faites attention aux défauts de paiement mais également à l’endettement. Vous devrez être en mesure d’anticiper les période creuses (à l’aide de prêts à courts termes exemple).

Optimiser au maximum votre besoin en fonds de roulement

Autre notion de finance essentielle : veillez à optimiser au maximum votre besoin en fonds de roulement (BFR). Ce BFR a pour rôle d’assurer la trésorerie nécessaire au démarrage d’une entreprise ainsi que le maintien de l’activité. Il tient compte des décalages entre les décaissements et les encaissements liés à l’activité de l’entreprise.

Il s’agira ici de négocier des délais de paiement des fournisseurs les plus longs possibles pour permettre à votre trésorerie de rester dans le vert !

Ayez suffisamment de fonds propres et un plan de financement

Saviez-vous que plus vous investirez dans votre entreprise au démarrage et plus celle-ci aura des chances de survie ? En effet, le taux de pérennité passe de 60% pour les entreprises qui se lancent avec moins de 2000 euros à 80% pour celles qui ont investi au moins 80 000 euros* !

Egalement, nous l’abordions dans un précédent article : le plan de financement est un indispensable (bien trop souvent oublié !)

C’est en ayant des fonds propres que vous pourrez faire effet de levier auprès des banques et investisseurs. Et c’est grâce à un bon plan de financement que vous arriverez à les convaincre et à mener à bien votre projet.

En cas de coup dur, comme une baisse ponctuelle de l’activité, vous pourrez compter sur ces fonds propres ou faire appel à vos investisseurs ou aux organismes pour « relancer la machine ».

Pour information, les créateurs ayant obtenu un prêt bancaire sont plus nombreux à être encore en activité au bout de trois ans (73% contre 62%*) !

Découvrez notre dossier spécial finance d’entreprise pour en savoir plus.

Conseil N°3 : Se faire accompagner et aider !

Autre élément qui revient souvent lorsque l’on évoque les succès (ou échecs) des entrepreneurs : l’accompagnement. Rechercher des appuis – en amont de la création – est un atout pour la durée de vie de l’entreprise. D’ailleurs, selon une enquête Insee/Sine, les entreprises dont le dirigeant a été assisté dans la mise en place du projet sont plus nombreuses à fêter leur troisième anniversaire (72 %) que celles dont le créateur a réalisé seul le montage (66 %).

Vous pouvez par exemple demander de l’aide aux réseaux d’aide à la création.

Ces réseaux spécialisés se tiennent à la disposition des entrepreneurs pour les accueillir, les informer, les orienter et les accompagner de leurs démarches.

Mais vous pouvez aussi demander de l’aide à un conjoint, un membre de la famille, un ancien collègue…

S’associer à un codirigeant peut également être un soutien bénéfique. D’ailleurs, l’étude montre que le taux de pérennité grimpe ainsi à 74 % contre 68 % pour ceux qui dirigent seul.

 

Choisir un bon assureur qui vous accompagnera pour déterminer les risques auxquels pourraient être confrontée votre entreprise est la garantie de la pérennité de votre business. Protéger son entreprise, son patrimoine et sa personne est essentiel afin de prévenir toute difficulté. La Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro) protège votre entreprise des risques professionnels que vous pourriez rencontrer avec vos clients. Et l’Assurance Responsabilité des Dirigeants, protège votre patrimoine personnel.

Nous espérons que ces quelques conseils vous seront utiles et qu’ils vous aideront à mieux vous préparer pour passer ce cap des 3 à 5 ans d’activité de votre entreprise.

*Etude de l’APCE d’après les chiffres d’une enquête Insee/Sine réalisée sur les entreprises créées en 2002.

 

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