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Balibart, la startup qui démocratise l’achat d’œuvres d’art

Le monde de l’art a longtemps été élitiste voire inaccessible. Paradoxalement, l’essor d’internet et de l’art en ligne offre de nouvelles manières de s’intéresser aux artistes et à leurs productions.  Balibart est une startup qui entend inverser la tendance grâce à une plateforme de vente d’illustrations artistiques en ligne. L’objectif ? Faire découvrir l’art au grand public.

Maxime Delmotte, co-fondateur de la plateforme, s’est confié à nous.

balibart

Pourriez-vous nous expliquer le projet Balibart en quelques mots ?

Balibart est une solution e-commerce pour les artistes et les créatifs en général. Notre volonté était de créer une boutique en ligne, permettant de faciliter l’accès aux artistes et à l’achat d’œuvres d’art. Ainsi les artistes n’ont pas à se soucier de toute la partie commerciale et logistique liée à la vente de leurs œuvres. Nous nous en occupons. Eux peuvent se concentrer sur la création. En traitant l’ensemble des commandes nous souhaitons être un véritable lien entre artistes et amateurs d’art.

Comment décidez-vous des prix auxquels les œuvres sont vendues ?

L’objectif est de fournir un service totalement transparent. Ce sont les artistes qui fixent eux mêmes le prix de leurs œuvres. Au départ nous avions décidé de fixer toutes les œuvres aux même prix puis nous avons fait évoluer la politique de prix. Nous estimons que les artistes sont les plus à même de juger de la valeur de leurs œuvres, et doivent le faire librement. C’est aussi une manière de les impliquer dans le processus de vente de leurs œuvres.

Le fait que les acheteurs en ligne ne puissent pas voir l’œuvre (contrairement à la vente physique) constitue-t-il une barrière ?

C’est effectivement un frein important que nous tentons de palier. Nous privilégions les rencontres en direct avec notre communauté Balibart. Le concept est de créer des magasins éphémères durant 3 à 4 jours pendant des évènements.  Ce sont des occasions de dépasser les limites du digital.

Finalement le fait de posséder une large gamme d’œuvres numériques atténue quelque peu cette barrière du web. En plus de s’ancrer dans une tendance et d’apporter une forte dose d’innovation, les œuvres numériques suppriment entièrement le problème lié à la vente sur une plateforme de e-commerce.

Le monde de l’art peut parfois apparaître comme un milieu élitiste. Comment réussissez-vous à le rendre accessible au grand public ?

C’est notre mission première. Pour nous l’art est un moyen d’expression libre et sans frontières, par conséquent il doit être ouvert au public. L’objectif est de briser cette vision codée, élitiste, parfois froide. Nous essayons d’y parvenir en misant sur ce que les Anglo-Saxons appellent le « l’Art print ».

Nous faisons en effet le choix de mettre en lumière des artistes freelance ou possédant déjà une activité professionnelle mais dont l’objectif n’est pas forcément une quête de notoriété. Ils partagent alors leurs créations à des prix plus abordables et sont dans une démarche de dialogue et de partage avec les acheteurs. Par ailleurs, le fait de proposer de l’achat en ligne crée une rupture nette avec les codes classiques de l’art en galerie.

 

Comment choisissez-vous les œuvres et les artistes mis en avant ? Quels sont vos critères ?

Nous contactons nous mêmes les artistes grâce à trois canaux d’acquisition :

  • Les blogs spécialisés qui référencent chaque jour des artistes de talent
  • Les magasines / illustrations presse, par exemple The New Yorker et The Parisianer
  • Les artistes fraichement diplômés des écoles d’art et de design

Cette démarche nous assure un positionnement qualitatif, en phase avec notre univers. Elle bénéficie également aux jeunes artistes à qui l’on offre une opportunité sans risques, la plateforme étant gratuite.

Pensez-vous que les réseaux sociaux peuvent donner un coup de pouce efficace aux artistes ? Les utilisez-vous pour communiquer ?

Bien évidemment. Les illustrations, numériques ou conçues main sont totalement adaptées à des réseaux tels qu’Instagram ou Pinterest.  À cela s’ajoute l’opportunité de communiquer et d’échanger avec le public ou même avec des bloggeurs ou des journalistes.

Pour Balibart, les réseaux sociaux ne nous permettent pas seulement de communiquer sur notre projet. Ils représentent un vrai outil de collaboration. On propose par exemple une newsletter mettant en avant un artiste à la fois, avec des visuels dédiés à l’artiste qu’il pourra partager avec sa communauté sur Facebook, Instagram etc. Le but est de travailler ensemble pour mettre en avant les œuvres.

Nous avons d’ailleurs mis au point une plateforme d’échange à travers laquelle les acheteurs d’œuvres peuvent s’échanger les œuvres achetées par un système de troc, mais également recevoir les conseils des artistes. Ces derniers les aiguillent par exemple sur la manière d’intégrer les œuvres dans leurs appartements. Le but est de favoriser le partage.

Quels conseils donneriez-vous aux artistes souhaitant faire valoir leurs œuvres ?

Je pourrais résumer cela en deux points : Soigner sa réputation et développer son réseau. Je pense que la réussite pour un artiste passe par sa proactivité et son envie de partager, de découvrir et de faire découvrir. Ce sont les ingrédients indispensables…

Encore merci à Maxime Delmotte de nous avoir accordé cet entretien. L’art vous intéresse ?  Découvrez dès à présent nos solutions d’assurances dédiées aux collectionneurs d’art.

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