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Comment lever les freins à l’achat d’art de grande valeur en ligne ?

L’art en ligne séduit toujours plus d’acheteurs, la nouvelle édition du rapport Hiscox « online art trade report » révèle une croissance de 15% malgré un marché global en stagnation. Il reste pourtant un marché de niche en général réservé à l’achat d’œuvres d’une valeur inférieure à 5 000€. ARTVIATIC avance à contre-courant et propose une plateforme de vente en ligne réservée aux œuvres d’exception. Antoine Van de Beuque, président et fondateur de la société nous explique comment lever les freins à l’achat d’art de grande valeur en ligne.

Pouvez-vous présenter ARTVIATIC ?

logo artviaticARTVIATIC est une plateforme de vente privée d’œuvres d’art en ligne. Contrairement aux autres sites qui opèrent dans ce secteur, nous mettons en relation directe les acheteurs et les vendeurs. Nous ne sommes ni une vitrine pour les galeries, ni un site de vente en ligne classique, nous proposons une plateforme de négociation qui s’adresse à l’ensemble du marché, aux particuliers comme aux galeristes.

ARTVIATIC a dès le départ eu un positionnement très qualitatif. La plateforme a d’abord été réservée à des œuvres estimées à plus de 150 000 euros. Nous avons connu une véritable réussite, ce qui nous a permis de nous ouvrir aux œuvres estimées entre 20 000 et 150 000 euros. Désormais, nous fonctionnons avec deux abonnements différents, l’un gratuit pour les œuvres à moins de 150 000 euros et l’autre payant, pour les œuvres dépassant ce montant.

Nous venons de fêter nos trois ans et nous avons vraiment vu le marché évoluer. Notre modèle économique a été validé par de nombreuses transactions et par un intérêt grandissant des galeristes. Les acteurs du marché ont désormais beaucoup moins de réticences à l’égard des plateformes en ligne. Chacun sent qu’il a entre les mains un outil d’avenir.

Quel est le modèle économique de votre plateforme ?

Nos abonnements premium sont payants et nous prenons une commission de 3% sur l’acheteur et 3% sur le vendeur pour chaque œuvre vendue. Il s’agit des commissions les plus faibles du marché !

Aujourd’hui, combien comptez-vous de membres (collectionneurs, vendeurs…) Combien d’œuvres sont disponibles sur la plateforme ?

Nous comptons 600 membres et 20 000 visiteurs par mois sur la plateforme. Nous recensons environ 150 œuvres qui se renouvellent plusieurs fois par an.

Utilisez-vous les réseaux sociaux pour votre communication ? Comment démarchez-vous les nouveaux acheteurs et vendeurs ?

Pour notre communication, nous avons monté le blog News of the Art World qui attire plus de 40 000 visiteurs uniques chaque mois. Le lundi et le mardi nous envoyons une newsletter à nos abonnés, en français ou en anglais selon leur préférence.

Nous partageons chaque jour l’actualité du monde de l’art sur Twitter, Facebook, Linkedin et Google+. Le compte d’ARTVIATIC est suivi par plus de 15 000 personnes sur Twitter !

Le bouche à oreille est aussi très important pour nous et ma réputation en tant que marchand d’art me permet de représenter la plateforme dans le milieu. Avec mon équipe, nous fréquentons assidument les grandes foires, ce qui nous permet d’échanger très régulièrement avec les acteurs du marché.

Comment gérez-vous la concurrence avec les galeries d’art traditionnelles ?

Nous ne sommes pas vraiment en concurrence ! Nous nous voyons plutôt comme des relais. En effet, de plus en plus de galeries mettent leurs œuvres à la vente sur la plateforme, ce qui leur permet de gagner en visibilité. Elles y rencontrent beaucoup de succès !

Selon l’OATR 2017, 79% des acheteurs d’art dépensent moins de 5,000$ par pièce lorsqu’ils achètent en ligne. Comment  lever les freins à l’achat ?

Lorsque l’on parle des transactions sur ARTVIATIC, on ne peut pas vraiment parler de « vente en ligne ». Il s’agit plutôt d’une négociation. L’acheteur et le vendeur s’entendent d’abord sur un prix. Ensuite, l’acheteur potentiel a la possibilité de voir l’œuvre, toujours sans obligation d’achat. La transaction ne se fait qu’à la suite de ce processus.

Pensez-vous que la tendance va évoluer à la hausse dans les années à venir ?

Les ventes en ligne augmentent, c’est un fait ! Cela a été prouvé par des rapports extrêmement sérieux comme celui de la TEFAF ou d’Art Basel. On le voit aussi sur les salons et foires, en France comme à l’étranger : le marché classique s’intéresse de plus en plus au numérique. Le positionnement très élitiste d’ARTVIATIC intéresse particulièrement les galeries de grande renommée.

Bien qu’ils dépensent peu par œuvre, ils semblent acheter plus régulièrement. A votre avis, pourquoi cette réticence à acheter des œuvres plus onéreuses ?

Il faut bien entendu avoir un pouvoir d’achat plus conséquent. Lorsque l’on dépasse les œuvres à plus de 20 000 euros, on se trouve dans un positionnement de diversification de patrimoine.

Cela étant dit, les collectionneurs ont de plus en plus tendance à préférer la vente de gré à gré pour les transactions importantes.

Que mettez-vous en place pour inviter les acheteurs à passer à l’acte ? Comment les rassurez-vous ?

Nous avons un cahier des charges exigeant, le vendeur doit obligatoirement donner de nombreuses informations et documents pour que son tableau puisse être validé sur notre plateforme sécurisée.

Notre plus grand atout pour rassurer les acheteurs, c’est notre service de conseil. L’équipe d’ARTVIATIC connaît très bien le marché de l’art. Nous pouvons être contactés par téléphone ou sur le chat de notre site chaque jour pour répondre à toutes les questions de nos clients : questions de droit, d’assurance, d’estimations… ARTVIATIC accompagne l’acheteur et le vendeur à chaque étape du processus. Au moment du paiement, nous proposons un compte séquestré qui sécurise toujours plus la transaction.

Que conseillez-vous à une personne qui souhaite effectuer son premier achat en ligne ? Comment se protéger ?

Le monde numérique transforme le marché traditionnel et modifie le comportement des acheteurs et des vendeurs. L’achat en ligne fait tomber les barrières et ouvre les collectionneurs à des œuvres du monde entier. Les commissions d’ARTVIATIC sont les plus basses du marché. Alors lancez-vous !

Merci à Antoine Van de Beuque pour son témoignage. Rendez-vous sur https://www.artviatic.fr

Découvrez  de notre série de portraits dédiés à l’entrepreneuriat dans le domaine de l’art à l’occasion de la sortie du rapport Hiscox sur le marché de l’art en ligne !

Si vous souhaitez réagir aux chiffres de l’étude, n’hésitez pas à utiliser le #OATR17 sur les réseaux sociaux.

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